Chers membres,

Cette semaine, Unifor a présenté une demande de déclaration d’employeur commun auprès du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) pour les techniciens et le personnel de bureau d’Expertech, affirmant que Bell Canada est le véritable employeur de ces membres, et non Expertech. Par conséquent, ces membres devraient être couverts par les conventions collectives des techniciens et du personnel de bureau de Bell Canada.
Lors de la création d’Expertech, les membres d’Unifor avaient des droits d’exclusivité concernant tout le travail de Bell Canada. Au fil des ans, le modèle opérationnel a changé lorsque SNC-Lavalin est devenue copropriétaire d’Expertech, ce qui nous a également permis d’accéder à d’autres contrats n’étant pas exclusivement liés à Bell.

Depuis que Bell Canada est de nouveau l’unique propriétaire de l’entreprise, nous avons observé une baisse constante du volume de travail attribué par Bell. En fait, Bell détient le contrôle absolu de l’attribution des contrats, et nous avons vu bon nombre d’autres entrepreneurs des deux provinces hériter de ce travail, entraînant des déplacements, des mises à pied et une réduction de nos effectifs.

Notre expérience lors de la plus récente ronde de négociation au nom du personnel de bureau démontre clairement qu’Expertech ne prend aucune décision. Bell a pris toutes les décisions à chacune des étapes. Il est évident que c’est Bell Canada qui dirige en fait Expertech. Les dirigeantes et dirigeants de votre section locale sont unanimes : nous ne pouvons pas rester les bras croisés et laisser les choses aller.
Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment pour les membres?

À notre avis, les négociations pour l’unité du personnel de bureau devraient être suspendues jusqu’à ce que le CCRI prenne une décision. Pour les techniciens, nous croyons qu’il n’est pas nécessaire d’entamer des négociations avant que le CCRI ait identifié précisément qui est l’employeur. Nous soutenons que nous devrions négocier avec Bell, pas avec Expertech.

Nous négocions avec l’employeur qui a le pouvoir de prendre des décisions et croyons que c’est Bell qui prend les décisions.
La convention collection actuelle demeurera en vigueur tout au long du processus. Les activités de l’entreprise se poursuivront comme d’habitude.
Ce processus pourrait être long, mais il est essentiel pour renforcer notre pouvoir en tant que syndicat. Les dirigeantes et dirigeants de votre section locale ont besoin de votre soutien et de votre patience. Unifor s’oppose à Bell comme jamais auparavant et la lutte s’intensifiera alors que nous défendons les bons emplois dans le secteur des télécommunications à la grandeur du pays.

Nous avons récemment lancé notre campagne Belloncause.ca, laquelle fait partie intégrante de cette discussion. Nous ne laisserons plus Bell s’en tirer comme elle l’a fait par le passé. Il est temps de causer de Bell pour une fois.

Merci de votre solidarité et de votre soutien.

En toute solidarité,

Chris MacDonald
Adjoint au président national
John Caluori
Adjoint au directeur québécois